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La Nuit des Musées…

 

le samedi 20 mai 2017 de 20h à 23h.

 

 

L’équipe de la Maison Matisse proposera la quatrième édition de son Cluedo Géant à l’occasion de la Nuit des Musées, le samedi 20 mai prochain.

 

En 2016, cet évènement avait attiré 154 personnes en l’espace de trois heures.

 

Cette année, les enquêteurs débutants ou confirmés se retrouveront projetés en 1895. Leur mission ? Découvrir qui a tué Germain, l’ouvrier agricole, retrouvé inanimé dans la cour de la graineterie Matisse…

Face aux apprentis détectives, six suspects potentiels, dans leurs plus beaux atours : mais, avant de les interroger sur leur emploi du temps, il faudra résoudre les énigmes qu’ils proposeront !

 

Nouveauté de cette année : un espace supplémentaire sur le côté de la maison permettra aux participants de faire une pause dans leur enquête tout en dégustant boissons chaudes ou froides. Convivialité assurée !

 

En famille, entre amis, ou en solitaire, qui sera le meilleur enquêteur?



Soirée Cluedo GRATUITE pour tous, dès 4 ans ; de 20h à 23h.

Récompenses pour toutes les équipes. Inscription recommandée!

 

 


EXPOSITION EN COURS...

Tout au long de l'année, 4 expositions temporaires gratuites et accessibles à tous permettent de découvrir les créations d’artistes contemporains.

Découvrez notre tête d'affiche du moment...


20 avril - 20 juillet 2017

Anne-Marie PARIS-LEROY et walter polaert

"REGARDS SUR LE PRÉSENT"

 Nous accueillons entre nos murs deux artistes, la peintre Anne-Marie Paris-Leroy et le sculpteur-métallier Walter Polaert. Leurs visions uniques de la mutabilité du monde moderne se côtoient et se conjuguent au prisme de l’expressivité, nous conviant à un cheminement rétrospectif, au fil des soubresauts de l’Histoire. Ces « regards sur le présent » empreints d’une grande force poétique confrontent le spectateur à sa propre réflexion, de l’émotion brute à l’introspection recueillie.

 

         Anne-Marie Paris-Leroy est née dans le Nord et réside dans la Somme, mais son art universel s’expose aussi bien dans toute la France qu’à l’étranger, des Etats-Unis au Cambodge.

Sociétaire du Salon des Indépendants de Paris et Compagnon du Mérite artistique européen de Bruxelles, Anne-Marie peint depuis bientôt cinquante ans. De la danse à la musique, elle recherche dès son plus jeune âge à atteindre la perfection dans l’expressivité ; mais c’est indubitablement la peinture qui lui révèle un nouvel univers qu’elle explorera dès lors avec passion, aussi bien dans la pratique assidue (elle fréquentera notamment l’Ecole de dessin Quentin de la Tour de Saint-Quentin) que par l’étude de la théorie, qu’elle affine avec un doctorat de philosophie esthétique, sur le sujet du « Tableau et son spectateur ».

Forte de ses engagements associatifs dans le monde de la peinture, engagée dans son rapport au public (qu’elle côtoiera en tant que responsable pédagogique au musée Antoine Lécuyer de Saint Quentin), c’est en véritable passionnée qu’Anne-Marie travaille sans relâche sur les thématiques de la vision, de la perception, et de la réception de l’œuvre.

L’encre, le fusain, l’acrylique, l’huile, le gel… l’artiste s’essaye à tous les médiums, dans une évolution presque métaphysique qui tend, de plus en plus, à l’abstraction, et à la spiritualité ; en témoignent à merveille ses grandes toiles bleues, résultats d’années de recherche sur la couleur et sur la substance même de la peinture. Indigo, outremer, cyan, cobalt… la ronde des pigments se dévoile à qui lui prête un regard attentif, au creux d’une matière parfois lisse comme le verre, parfois zébrée des griffes du couteau, qui strie la toile comme pour tenter de figer une imagination pourtant si essentiellement volatile. Ici et là, l’or fait irruption comme un hommage à l’art byzantin, perceptible aussi dans ces grandes figures de madones qui se dressent sur fond de chaos.

Les catastrophes en effet, qu’elles soient écologiques (naufrage de pétroliers, crash d'avions..) économiques et surtout humaines (guerres, crise des migrants), constituent le fil rouge de cette exposition. L’artiste en livre une vision aussi douloureuse qu’empreinte d’un fondamental espoir ; les silhouettes qu’elle esquisse, anonymisées pour mieux tendre à l’universalité, quittent ainsi l’obscurité des cataclysmes pour s’avancer, avec dignité, vers leur futur à rebâtir.

        

         Les corps qui hantent les toiles d’Anne-Marie semblent également se matérialiser dans l’espace de l’exposition, présents comme en creux, habitant de toute leur absence les robes de métal sculptées par Walter Polaert.

Soudeur et usineur de métier, Walter travaille le métal depuis vingt-deux ans. De la rencontre entre son savoir-faire professionnel et ses compétences graphiques, apprises à l’école des Beaux-Arts d’Abbeville, est née une créativité vite mise au service d’un projet artistique.

Lillois d’origine, c’est à Saint-Omer que Walter va intégrer le collectif des artistes libres ; très vite, ses recherches plastiques, débutées avec la réalisation de meubles décoratifs, le poussent vers la création de miroirs et de bas-reliefs, assemblages composites, presque organiques, de pièces de métal travaillées. C’est une critique d’art travaillant à la Piscine de Roubaix qui va le pousser à faire "de l'art pour l'art" ; il commence alors son exploration autour des robes. La fluidité du façonnage de ces vêtures de métal se conjugue à la tendresse d’un homme qui explore cette thématique pour mieux parer sa fille devenue grande, à qui il dédie sa première « Robe de Bal ».

D’autres créations suivront, multiples facettes d’une représentation féminine universelle et ancrée dans l’Histoire. De la cocarde tricolore qui fleurit la poitrine de « Marianne », au fût de pétrole choisi par Walter pour la jupe de son « Erika », en passant par les stigmates des radiations de la geisha incarnant le drame de Fukushima,  l’art du sculpteur transcende et sublime la douleur des blessures du présent, nous confrontant, au-delà de la présence de l’Autre, à notre rapport à nous-mêmes.

 

         Les sculptures de Walter et les tableaux d’Anne-Marie s’imposent ainsi comme autant de quêtes sans cesse poursuivies vers la possibilité d’un refuge, d’une intime et intrinsèque retraite ; dernier rempart, s’il ne devait en subsister qu’un, à l’absurdité du monde.